Guerre contre l'Iran : la Suisse cède à l'UE et impose des sanctions... à l'agressé !
01 avr. 2026Publié par le parti communiste suisse : source
Le Parti communiste déplore avec inquiétude et indignation la pire décision jamais prise par le Conseil fédéral d'adopter des sanctions de l'Union européenne contre la République islamique d'Iran. En pratique, contrairement à la crise ukrainienne, ce sont les attaqués qui sont sanctionnés !
Cette décision, incompatible avec notre politique de neutralité et hypocrite à l'égard de l'agression impérialiste de l'axe Washington-Tel-Aviv (Jaffa), fait suite à une longue série d'hésitations politiques opportunistes. D'abord le gouvernement a refusé d'appliquer la formule de la neutralité dans le contexte de la guerre contre l'Iran parce qu'elle est « prématurée » : comme l'a déclaré le conseiller fédéral Parmelin, qui veut manifestement être partial quand il y a des tirs et neutre quand tout va bien. Puis le gouvernement a fait le choix ambivalent de condamner à la fois les États-Unis/Israël pour l'attaque illégale et l'Iran pour... s'être défendu.
L'Iran est, pour la deuxième fois, la cible d'une attaque flagrante de la part de la coalition sioniste génocidaire, en plein cœur de négociations censées permettre aux différentes parties de trouver un modus vivendi commun. Il est inutile de s'alarmer outre mesure des tirs de missiles de représailles iraniens : le pays ne fait que se défendre, conformément à la Charte des Nations Unies, en frappant une série de bases militaires disséminées en Asie occidentale, instruments et symboles de longue date de l'expansionnisme atlantique et principale source d'insécurité et de déstabilisation.
Tout ce moralisme à géométrie variable est donc encore plus évident si l'on considère le silence de la Suisse face au génocide du courageux peuple palestinien perpétré par l'Entité sioniste.
Plutôt que de sanctionner le gouvernement iranien, et de frapper ainsi une population civile déjà affaiblie par une agression extérieure incessante, le Conseil fédéral devrait immédiatement proclamer l'application d'une neutralité complète : la Suisse peut mettre son expertise diplomatique et ses bons offices à disposition pour servir de pont entre les parties, afin de parvenir au plus vite à un cessez-le-feu et à la paix.